3ème, lycée, policier, roman, thriller

La musique adoucit les moeurs ?

Stabat murder, de Sylvie Allouche

Mia, Matthis, Sacha et Valentin  sont quatre jeunes pianistes,  brillants étudiants au Conservatoire nationale de musique de Paris. Ils s’entraînent sans relâche pour un concours international qui qui aura lieu dans un mois et qui pourrait lancer leur carrière. L’enjeu pour eux est si grand que plus rien ne compte à leurs yeux que les heures de cours avec leur professeur, le grand Laurent Sabonès et les heures de travail acharnées qu’ils font ensemble ou en solo chez eux. Alors, le jour où ils disparaissent, tous les quatre, on a du mal à croire qu’ils auraient simplement tout plaqué ! La commissaire Clara di Lazio est sur l’affaire. Fugue ? Enlèvement ? Elle cherche les indices, mais ceux-ci sont si minces… Et toute cette histoire la ramène tant à son histoire personnelle ! Elle sait que chaque minute compte et que si elle veut espérer retrouver ces jeunes gens vivants, il faut qu’elle soit plus fine que les ravisseurs… Et ce ne sera pas chose facile… Pas de témoins, pas de mobile apparent. Que s’est-il donc passé ?

Un roman policier rondement mené. La construction du récit permet d’entrer de plain pied dans l’action dès le premier chapitre. Car avant même de poser le décor, on se trouve dans le « Cube », lieu plongé dans l’obscurité la plus totale, où se trouvent séquestrés nos jeunes pianistes dans des conditions inhumaines et psychologiquement très dures, et on y ressent leurs angoisses, leur douleur, leur découragement. C’est un véritable trou noir dont on ressort pour des flash-back qui nous permettent de suivre le chemin qui les a mené là, de comprendre leur personnalité, et de s’attacher à eux. Parallèlement, on vit dans les méandres d’un commissariat, avec un travail d’équipe, où chaque personnalité compte également pour l’avancée de l’enquête. Chacun des personnages est particulièrement bien travaillé ce qui donne beaucoup de force à  ce roman, même les personnages secondaires, comme par exemple les parents des pianistes ou les jeunes lieutenants du commissariat. Sur toile de fond musicale tout à fait crédible et qui lui confère une touche d’originalité, ce thriller nous mène dans une tension qui ne cesse de croître,  alternant la vie des quatre pianistes et celle de la commissaire chargée de l’enquête. On a du mal à le lâcher et je pense que, même si la fin est assez prévisible pour les initiés et que l’enquête en elle-même n’est pas des plus originales, c’est une excellente entrée en matière pour les adolescents qui souhaitent aborder le genre du thriller/policier.

Le titre Sabat murder fait référence à l’oeuvre musicale de Pergolèse Stabat Mater dont le premier vers en latin est Stabat Mater dolorosa…. Vous comprendrez probablement la référence en lisant le livre… et si vous demandez à votre professeur de latin préféré la traduction !

Un thriller à l’écriture vive qui peut être lu sans hésitation pour les adeptes du genre ou ceux qui veulent le découvrir !

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